Actualités Ce que je dénonce Notes politiques

Nous sommes très préoccupés par l’escalade des tensions à la frontière entre le Tchad et le Soudan avec mobilisation des forces militaires

Le gouvernement du Soudan a appelé N’Djamena à arrêter les assaillants tchadiens qui ont tué 18 éleveurs soudanais et à restituer le bétail pillé dans le Darfour.

Selon les autorités soudanaises, mercredi et jeudi derniers, des hommes armés tchadiens ont attaqué des nomades arabes dans les régions de Bir Saliba et d’Ardiba, dans l’ouest du Darfour, où ils ont tué 18 personnes et en ont blessé 17 autres.

Il y a eu aussi une dizaine de morts du côté des assaillants tchadiens lors des affrontements du jeudi, selon une source à El-djeneina au Soudan.

Les attaques ont entraîné le vol d’environ 100 dromadaires mercredi et 200 dromadaires jeudi, a déclaré vendredi le chef de tribu Mohmed Saleh Kibro au journal Sudan Tribune.

S’exprimant lors des funérailles des bergers soudanais, le Vice-Président du Conseil Souverain Soudanais Mohamed Hamdan Dogolo, dit Hemetti, a décrit l’incident comme une violation de la souveraineté du Soudan et a déclaré que le Comité de sécurité et de défense devait prendre des mesures et des décisions concernant l’incident.  Il a aussi promis d’évaluer le rôle de la force mixte Tchad-Soudan, ajoutant que s’il n’y a pas d’intérêt de la maintenir, le Soudan demandera sa dissolution.

A notre connaissance, le gouvernement tchadien n’a fait aucune déclaration officielle sur cette incursion très grave qui risque de déstabiliser la région frontière de Koulbous, déjà fragilisée par des affrontements tribaux généralisés et des attaques entre diverses milices locales.

Nous condamnons fermement toutes ces violences et appelons les gouvernements du Tchad et du Soudan à prendre très rapidement leurs responsabilités afin de calmer la situation pour que les populations vivant de part et d’autre de la frontière retrouvent la paix et la sécurité.

Nous appelons aussi les différentes communautés à ne pas tomber dans le piège de la violence et à privilégier le dialogue et la concertation afin de trouver des solutions durables qui garantissent la sécurité et la coexistence pacifique.

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