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Le Dialogue national inclusif au Tchad ne doit pas se solder uniquement par « la paix des braves » entre le régime et les rebelles


Lors de l’installation du Comité Technique Spécial (CTS) relatif à la participation des politico-militaires au Dialogue National Inclusif (DNI), le président du Comité Militaire de Transition (CMT) a insisté pour que « les pourparlers avec les mouvements politico-militaires obéissent à des critères réalistes marqués par l’esprit du consensus ».

« Notre bonne foi sera traduite par des actions concrètes qui seront prises en matière d’amnistie, de libération des prisonniers de guerre, de restitution des biens et de réinsertion socioprofessionnelle suivant un calendrier précis à définir », a promis d’ores et déjà le Général Mahamat Idriss Déby.

Il a ensuite sollicité l’aide des partenaires du Tchad pour lancer un programme de Démobilisation, Désarmement et Réintégration (DDR) des rebelles.

Ces déclarations du président du CMT et les premières démarches effectuées par le Comité dirigé par l’ancien président Goukouni Weddeye font craindre que le Dialogue national inclusif aboutisse uniquement à une « paix des braves » due aux combattants vaincus sans l’ouverture d’un débat politique et historique sur les 30 dernières années au Tchad.


Le dialogue ne doit pas être un lieu de marchandages et de négociations comme par le passé, où l’on distribue à quelques aventuriers des milliards du trésor public, des grades et galons dans l’armée et des postes dans l’administration pour juste permettre au système du MPS de continuer à prendre en otage notre pays.

De plus, le dialogue ne doit être l’occasion de restitution des biens confisqués par le gouvernement sans pour autant parler de la restitution des biens mal acquis sous le régime du défunt président Idriss Déby et sans parler du démantèlement de système de détournements, de corruption et de captation de l’aide au développement en place depuis trente ans.

Notre combat pour la démocratie mérite mieux !

Nous réitérons donc notre appel légitime à la communauté internationale et aux bailleurs de fonds à exiger une inclusivité totale dans le dialogue entre les Tchadiens pour que les principaux acteurs nécessaires à une véritable sortie de crise ne manquent pas à l’appel et pour que des vraies solutions soient trouvées aux graves problèmes de gouvernance de notre pays.

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