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La rhétorique « terroriste » ne peut pas masquer la résistance armée au Tchad

La rhétorique du gouvernement du Tchad consistant à qualifier ses opposants politiques et politico-militaires de « apatrides », « mercenaires » et « terroristes » et à nier l’existence même d’une rébellion armée ne peut suffire à brouiller la lutte du peuple tchadien contre une dictature implacable.

Les puissances qui combattent le terrorisme dans le monde savent mieux que quiconque qui est terroriste et qui est rebelle.

Le président Idriss Déby qui a pris le pouvoir par la force en 1990 à partir du Soudan avec l’aide étrangère, est très mal placé pour traiter les rebelles de terroristes. Quand on bombarde sans discernement des cibles civiles dans le Tibesti, c’est du terrorisme.

La résistance armée est une riposte proportionnée à l’oppression violente. C’est un droit reconnu qui figure à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et repris en préambule à la constitution du Tchad.

En verrouillant tous les processus politiques constitutionnels pour une alternance pacifique au Tchad et en continuant à refuser tout dialogue politique pouvant conduire à la réconciliation nationale malgré l’appel pressant de l’ONU, le président Déby contraint de plus en plus les patriotes tchadiens à une résistance armée qui risque de précipiter notre pays dans le chaos.

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