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Journée internationale de l’alphabétisation : près de 6 millions de Tchadiens sont analphabètes

La Journée internationale de l’alphabétisation est célébrée chaque année à travers le monde, le 8 septembre, pour rappeler l’importance de l’alphabétisation en tant que facteur de dignité et de droits humains.

Le thème retenu pour l’édition 2020 est : « Enseignement et apprentissage de l’alphabétisation : le rôle des éducateurs et l’évolution des pédagogies », notamment durant la période de crise de la Covid-19.

En 2020, l’analphabétisme a reculé partout dans le monde, sauf en Afrique subsaharienne et en Asie du sud.

« Une fois que l’on a appris à lire, on est libre pour toujours », écrivait au XIXe siècle l’esclave noir américain Frederick Douglass, l’un des héros de la cause abolitionniste.

Au Tchad, 78 % (estimation de 2016) des personnes âgés de 15 ans et plus sont analphabètes (ne savent ni lire ni écrire en français ou en arabe) dont 89 % sont des femmes, selon le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique.

En sachant qu’en 2016, le Tchad comptait 14, 56 millions d’habitants (estimation de la Banque mondiale) dont 53% sont âgés de 15 ans et plus, on peut donc estimer à environ 6 millions le nombre des personnes adultes analphabètes dans notre pays.

Comment développer un pays lorsque 6 millions sur les 7,7 millions d’adultes sont illettrées ? Que peut-on faire dans un pays avec seulement 1 700 000 personnes sachant lire et écrire ?

L’analphabétisme chez les jeunes adultes est encore plus inquiétant. 69% des jeunes âgés de 15 à 24 ans au Tchad ne savent pas écrire ou lire, soit un taux trois fois supérieur au taux mondial, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

C’est pourquoi, nous appelons le gouvernement du Tchad à recentrer sa politique éducative sur l’enseignement fondamental et redynamiser la formation des enseignants contractuels et des maîtres communautaires.

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